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19-07-2009, 19:39
Déclaration
Assassinat des Moines de Tibéhirine :
Silence Complice de l’Etat Français et Devoir de Vérité
Washington DC, le 13 Juillet 2009
Ces derniers jours, plusieurs media ont relayé une déclaration de l’ancien attaché de défense français en Algérie (entre 1995 et 1998), le général à la retraite François Buchwalter, attestant que, selon des informations obtenues à l'époque d'un « gradé » algérien, les sept moines trappistes du monastère de Tibéhirine (Médéa, Algérie) auraient été tués par « erreur » lors d'un raid aérien de l'armée algérienne sur un bivouac en mai 1996.
Le général dit avoir informé le ministère de la Défense français de l’époque. Le pouvoir putschiste d’Alger ainsi que le gouvernement français avaient imputé ce crime horrible à l’opposition armée contre le coup d’Etat militaire du 11 janvier 1992.
Il est à rappeler que dans une lettre ouverte adressée au Pape Jean-Paul II le 24 mai 1996, au nom des parlementaires élus du peuple algérien lors des seules élections libres et pluralistes qu’a connu l’Algérie le 26 décembre 1991, nous avons condamné cet acte horrible et barbare qui a couté la vie à des hommes de religion jouissant du respect de la communauté de Tibéhirine.
Dans cette lettre nous avons déjà à l’époque écris que « nous voyons dans cette acte abominable l’empreinte, qui nous est, hélas, bien familière, des services spéciaux de la junte et des groupuscules extrémistes qu’elle manipule ».
Ce crime horrible a fortement fait basculer l’opinion publique française et internationale contre les représentants légitimes du peuple algérien en faveur des putschistes, et a fait perdurer la crise algérienne.
Si le gouvernement français de l’époque avait accompli son devoir de vérité sur ce crime barbare, l’aventure des putschistes aurait pris fin, le peuple aurait recouvré sa souveraineté, et des centaines de milliers de vies humaines auraient été épargnées.
Il est grand temps de rétablir la vérité sur tous les crimes commis en Algérie. Nous sommes certains que les services secrets français ont des informations cruciales qui aideraient à rétablir la vérité, toute la vérité, sur tous les crimes commis par les putschistes de janvier 1992, y compris celui de l’enlèvement et l’assassinat délibéré des moines du monastère de Tibéhirine.
Le silence du gouvernement français de l’époque, face à ce crime horrible, a rendu l’Etat français complice de la junte militaire dans ses atrocités commises en Algérie. C’était la conclusion à laquelle ont abouti plusieurs observateurs, y compris la délégation islamo-chrétienne de Lyon lors de son séjour à Tibéhirine du 17 au 21 février 2007.
Nous accueillons favorablement la déclaration du président français Nicolas Sarkozy concernant la levée du secret-défense autour de cette affaire. Les membres du gouvernement français de l’époque devraient répondre de leur silence complice face à des instances juridiques qualifiées afin de savoir qui a ordonné de passer sous silence un tel acte horrible et odieux, et pourquoi.
Nous souhaitons aussi que l’Etat français ne cède pas aux pressions diverses des uns et des autres, afin que cette mesure soit entreprise effectivement, et cela non seulement pour cette affaire, mais aussi au sujet de tous les crimes commis par la junte militaire d’Alger.
De notre part, nous réitérons notre engagement pour la paix, la sécurité, et une coopération fructueuse entre les peuples des deux rives de la Méditerranée.
Anwar N Haddam
Député-élu au Parlement algérien (Décembre 1991)
Président, Délégation Parlementaire du Front Islamique du Salut (1992-2002)
Assassinat des Moines de Tibéhirine :
Silence Complice de l’Etat Français et Devoir de Vérité
Washington DC, le 13 Juillet 2009
Ces derniers jours, plusieurs media ont relayé une déclaration de l’ancien attaché de défense français en Algérie (entre 1995 et 1998), le général à la retraite François Buchwalter, attestant que, selon des informations obtenues à l'époque d'un « gradé » algérien, les sept moines trappistes du monastère de Tibéhirine (Médéa, Algérie) auraient été tués par « erreur » lors d'un raid aérien de l'armée algérienne sur un bivouac en mai 1996.
Le général dit avoir informé le ministère de la Défense français de l’époque. Le pouvoir putschiste d’Alger ainsi que le gouvernement français avaient imputé ce crime horrible à l’opposition armée contre le coup d’Etat militaire du 11 janvier 1992.
Il est à rappeler que dans une lettre ouverte adressée au Pape Jean-Paul II le 24 mai 1996, au nom des parlementaires élus du peuple algérien lors des seules élections libres et pluralistes qu’a connu l’Algérie le 26 décembre 1991, nous avons condamné cet acte horrible et barbare qui a couté la vie à des hommes de religion jouissant du respect de la communauté de Tibéhirine.
Dans cette lettre nous avons déjà à l’époque écris que « nous voyons dans cette acte abominable l’empreinte, qui nous est, hélas, bien familière, des services spéciaux de la junte et des groupuscules extrémistes qu’elle manipule ».
Ce crime horrible a fortement fait basculer l’opinion publique française et internationale contre les représentants légitimes du peuple algérien en faveur des putschistes, et a fait perdurer la crise algérienne.
Si le gouvernement français de l’époque avait accompli son devoir de vérité sur ce crime barbare, l’aventure des putschistes aurait pris fin, le peuple aurait recouvré sa souveraineté, et des centaines de milliers de vies humaines auraient été épargnées.
Il est grand temps de rétablir la vérité sur tous les crimes commis en Algérie. Nous sommes certains que les services secrets français ont des informations cruciales qui aideraient à rétablir la vérité, toute la vérité, sur tous les crimes commis par les putschistes de janvier 1992, y compris celui de l’enlèvement et l’assassinat délibéré des moines du monastère de Tibéhirine.
Le silence du gouvernement français de l’époque, face à ce crime horrible, a rendu l’Etat français complice de la junte militaire dans ses atrocités commises en Algérie. C’était la conclusion à laquelle ont abouti plusieurs observateurs, y compris la délégation islamo-chrétienne de Lyon lors de son séjour à Tibéhirine du 17 au 21 février 2007.
Nous accueillons favorablement la déclaration du président français Nicolas Sarkozy concernant la levée du secret-défense autour de cette affaire. Les membres du gouvernement français de l’époque devraient répondre de leur silence complice face à des instances juridiques qualifiées afin de savoir qui a ordonné de passer sous silence un tel acte horrible et odieux, et pourquoi.
Nous souhaitons aussi que l’Etat français ne cède pas aux pressions diverses des uns et des autres, afin que cette mesure soit entreprise effectivement, et cela non seulement pour cette affaire, mais aussi au sujet de tous les crimes commis par la junte militaire d’Alger.
De notre part, nous réitérons notre engagement pour la paix, la sécurité, et une coopération fructueuse entre les peuples des deux rives de la Méditerranée.
Anwar N Haddam
Député-élu au Parlement algérien (Décembre 1991)
Président, Délégation Parlementaire du Front Islamique du Salut (1992-2002)